Journée d’études du 6 décembre 2016

Cette matinée est organisée dans le sillage de la journée du 25 novembre, journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. 

Au printemps 2016, après plusieurs années d’auditions et de travail parlementaire, la France a adopté la loi visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées. 

A travers cet outil législatif essentiel, on reconnaît la prostitution comme un acte sexuel entre une personne qui le souhaite et une autre, qui ne le souhaite pas, mais qui s’y soumet contre de l’argent ; comme une action rendue possible par l’achat du consentement de la personne ; comme une violence. 

Contrairement à la représentation trop longtemps véhiculée, selon laquelle la prostitution serait un acte consenti entre des personnes majeures, de nombreux témoignages et études montrent qu’il s’agit en fait d’une activité dans laquelle on est le plus souvent amené/e par la pauvreté et par les violences subies. Contrairement à ce que l’on dit, la grande majorité des personnes prostituées – pour la plupart, des femmes-, entrent en prostitution avant leurs 18 ans, souvent sous la contrainte. 

Informer correctement les professionnel/les du travail social sur la réalité de cette pratique et sur le fonctionnement du système prostitutionnel dans son ensemble est essentiel pour l’accompagnement des personnes qui s’y trouvent et de celles qui veulent en sortir. 

INTERVENANTS : 

La loi visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées : le contexte de son adoption et son importance – Ana-Luana Stoicea-Deram forma- trice en politiques sociales, IRFASE. 

Le système prostitutionnel et l’accompagnement des personnes prostituées – Etienne Laurent, coordinateur national formation, L’Amicale du Nid. 

Les réalités de la prostitution sur le territoire essonnien – le Mouvement du Nid. 

La loi de lutte contre le système prostitutionnel, un combat politique – Maud Olivier, députée de l’Essonne, rapporteure de ce texte.